Un DPCP allergique à la transparence

Trop lâche pour porter des accusations criminelles contre un policier de la Sûreté du Québec qui a causé la mort d’un enfant de cinq ans lors d’un accident de la route à Longueuil, en février 2014. Trop lâche, aussi, pour annoncer la nouvelle aux parents du bambin décédé. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’a vraiment pas de quoi être fier. Il a fallu une pression médiatique énorme pour obliger le DPCP à sortir de son mutisme. La Coalition contre la répression et les abus policiers croit cependant que le débat public ne devrait pas seulement porter sur l’opacité du DPCP, mais aussi sur son parti-pris pro-policier.

Les recommandations du coroner, kosse ça donne ? (2ème partie)

Dans son rapport d’enquête sur les causes et circonstances du décès de Martin Suazo, la coroner Anne-Marie David a formulée vingt-huit recommandations à l’intention des corps policiers du Québec, de l’Institut de police du Québec (aujourd’hui appelé École nationale de police du Québec) et du ministère de la Sécurité publique. Un militant de la CRAP a envoyé des demandes d’accès à l’information afin de savoir quel sort ont connu les recommandations de la coroner David, dix-sept ans après le dépôt du rapport sur le décès du jeune Suazo.

L’affaire Farshad Mohammadi : une histoire d’expulsions

Il ne voulait pas passer la nuit dehors lors de la première neige. Un tribunal le déclare coupable d’introduction par effraction et la police de l’immigration se sert de cette condamnation pour lancer des procédures de déportation pour l’expulser du Canada. Devenu sans-abri après avoir été expulsé de son appartement, il se réfugie dans le métro par un temps hivernal, où il est abattu par un policier qui voulait le chasser des lieux. L’affaire Farshad Mohammedi est sans contredit une histoire d’expulsions.

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Mensonges policiers, de Montréal-Nord à Ferguson

Il est parfois difficile pour la police de justifier une bavure policière. Surtout quand la victime n’avait aucune arme sur elle. Lorsque l’injustifiable devient trop difficile à justifier, la police peut avoir recours au mensonge, en racontant que la victime avait essayé de désarmer le policier avant de mourir, par exemple. Nos recherches nous ont permis de découvrir sept cas de ce genre au Canada seulement. Et dans plusieurs cas, la version policière s’est avérée n'être qu'un tissu de mensonges.

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